Yannis Pouspourikas, une direction musicale au service du theatre

7 mars 2016

Yannis Pouspourikas, une direction musicale au service du theatre

Il assurera la direction musicale des Huguenots

Par Christophe Gervot

Yannis Pouspourikas est né à Marseille, en 1971. Son itinéraire a été parsemé de belles rencontres. Il a été l’assistant de Sir Simon Rattle au Festival de Glyndebourne, a collaboré avec le Teatro Real de Madrid, le Grand Théâtre de Genève et le théâtre de la Monnaie de Bruxelles. Parmi les temps forts de sa carrière, il a notamment dirigé, en 2010, Le loup d’Henri Dutilleux, en présence du compositeur, à l’Opéra national de Paris, où il a été entre 2000 et 2004 chef d’orchestre assistant et deuxième chef de chœur.

Après avoir travaillé à l’Opéra national de Lyon, dès 2004, et dirigé durant quatre saisons l’Orchestre symphonique de Mulhouse, il a occupé le poste de chef principal de l’Opéra des Flandres de 2008 à 2013. Il y a abordé avec beaucoup de passion un répertoire très varié, dans des visions souvent inventives et audacieuses, et toujours au service du théâtre. Parmi les spectacles les plus marquants de cette période, on peut citer Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny de Kurt Weill, dans la vision de Calixto Bieito, Candide de Léonard Bernstein selon Nigel Lowery, ou la création de L’intruse, d’après la pièce de Maurice Maeterlinck, sur une partition de Dirk d’Ase, dans une proposition de Stef Lernous.

Yannis Pouspourikas collabore très régulièrement sur des mises en scène novatrices, qui portent de nouveaux regards sur des œuvres classiques ou contemporaines. En juin 2014, il a retrouvé avec plaisir l’Opéra des Flandres pour Don Giovanni, dans un spectacle de Guy Joosten. Il y est également retourné au printemps 2015 pour une production de La juive d’Halévy de Peter Konwitschny.

Depuis l’automne 2013, ce chef, d’une grande ouverture d’esprit, est premier Kapellmeister à l’Opéra d’Essen. Il y a notamment dirigé Macbeth de Verdi, Turandot de Puccini et Rusalka de Dvořák, qu’il reprendra en avril 2016, parmi un nombre impressionnant de titres. Il porte ra, toujours à Essen, les fureurs de l’Elektra de Richard Strauss, avant de venir à Nice pour Les Huguenots. Les questions esthétiques soulevées par le metteur en scène Tobias Kratzer devraient permettre une rencontre passionnante avec ce chef curieux, autour de l’opéra de Meyerbeer.