Peng-Peng Gong, le "Mozart de l'Est"

9 mars 2016

Peng-Peng Gong, le

Découvrez cet enfant prodige, qui sera sur la scène de l'Opéra les 22 et 23 avril prochains

PHOTO : © Ruimin Wang

 

Lors du concert philharmonique du mois d’avril, nous allons vous présenter Peng-Peng Gong, un vrai enfant prodige : pianiste virtuose – successeur de Lang-Lang, compositeur fertile et imaginatif !

Il a donné son premier récital à huit ans et son premier concert en tant que soliste à dix ans avec le Concerto n°1 de Beethoven et l’Orchestre Philharmonique de Xiamen. À neuf ans, il a été admis au pré-collège de la Juillard School et depuis il y a continué ses études avec Yoheved Kaplinsky pour le piano et Samuel Adler pour la composition.

À quatorze ans, il a commencé sa carrière de concertiste avec des orchestres tels que le Royal Philharmonic, le San Francisco Symphony et le Detroit Symphony, entre autres.

À l’aube de ses quinze ans, il a décidé de se consacrer à la composition. Ses œuvres sont publiées à partir de l’année suivante par les éditions musicales Lauren Keiser. Il a été le seul étudiant dont l’édition des œuvres figurait déjà dans la bibliothèque de la Juillard School, alors qu’il y suivait des cours !

Jusqu’à aujourd’hui, à l’âge de vingt-quatre ans, il a publié plus de quarante compositions dont cinq symphonies, trois concertos pour piano, plusieurs ouvertures pour orchestre, de la musique de chambre et des œuvres pour piano seul.

Rentré en Chine, il devient compositeur en résidence du Shanghai Philharmonic, compose de grandes œuvres inspirées de l’histoire chinoise commandées par l’État et gagne le prix de l’État chinois pour la « meilleure composition orchestrale » à l’occasion de la création de son Troisième concerto pour piano.

 

LE TROISIÈME CONCERTO POUR PIANO : UNE ŒUVRE CLASSIQUE

Intitulé Chroniques de Zhonghua, ce concerto est un grand poème symphonique, une énorme fresque musicale de l’histoire chinoise, le mot Zhonghua signifiant « Chine dans son entité totale ». Il exige une virtuosité extrême de la part du soliste mais aussi de l’orchestre. Les contrastes dramatiques s’alternent avec les grandes lignes lyriques profondément romantiques à la façon des grands compositeurs russes tels que Prokofiev, Rachmaninov et Chostakovitch, le tout entremêlé de mélodies traditionnelles chinoises. Créé à Beijing par le China National Symphony et repris dans sa forme complète par le Shanghai Philharmonic, il fera à Nice sa première européenne par notre Orchestre Philharmonique avec le compositeur en personne au piano.