Portrait de Frank Peter Zimmermann

17 mai 2016

Portrait de Frank Peter Zimmermann

Il revient sur la scène de l'Opéra Nice Côte d'Azur les 3 et 4 juin

PHOTO : © Harald Hoffmann-Hänssler CLASSIC

 

FRANK PETER ZIMMERMANN

Le retour avec Tchaïkovsky

 

Pour le plus grand plaisir du public niçois, deux ans après sa majestueuse interprétation du concerto de Dvořák, Frank Peter Zimmermann retrouve notre Orchestre Philharmonique et son directeur musical, Philippe Auguin, avec l’une des plus populaires œuvres du répertoire : le concerto pour violon de Tchaïkovski. Il serait superflu de reparler de la carrière de Frank Peter Zimmermann. En deux mots : il est toujours invité par toutes les formations de prestige du monde entier et dirigé par tous les meilleurs chefs d’orchestre de notre époque. À titre indicatif, en 2003, il a créé avec le Philharmonique de Berlin sous la baguette de Peter Eötvös le concerto pour violon En sourdine de Matthias Pintscher et il a enregistré chez EMI les plus importants concertos du répertoire violonistique. Amateur de musique de chambre, il forme le Trio Zimmer mann avec Antoine Tamestit (alto) et Christian Poltéra (violoncelle), en 2007. Issu d’une famille de musiciens qui se réunissait tous les dimanches pour jouer de la musique de chambre, il a su dès l’âge de quatre ou cinq ans qu’il serait violoniste ! À dix ans, il a donné son premier concert en soliste. À quinze ans, Lorin Maazel, Wolfgang Sawallisch et Daniel Barenboim lui ont donné la chance de commencer sa carrière professionnelle après avoir écouté son enregistrement amateur du concerto de Mendelssohn.

 

Général Dupont, le nouveau venu

Pour notre concert, il sera accompagné par son nouveau complice : Général Dupont, le dernier violon fabriqué par les mains d’Antonio Stradivari en 1727. Il a appartenu à Arthur Grumiaux et c’est avec cet instrument que ce dernier a réalisé ses enregistrements de Bach et de Mozart. Il a été acheté par un homme d’affaires Sino-allemand, Monsieur Yu, collectionneur et violoniste amateur. Philanthrope et amateur d’art, il a créé une fondation pour le développement de la musique classique dans sa patrie. En octobre dernier, Frank Peter Zimmermann donnait des concerts à Shanghai et il y a rencontré Monsieur Yu, lequel lui présenta son instrument. Heureuse coïncidence : le fameux violoniste s’était sépa ré, quelques mois auparavant, de son Lady Inchiquin – le Stradivarius qui l’accompagnait depuis quatorze ans – à cause de la faillite de son propriétaire, la banque WestLB AG. Le coup de foudre fut instantané et il en joue dès le lendemain en concert ! Monsieur Yu lui a désormais prêté le violon que nous aurons la chance de découvrir en juin prochain. Un violon « élégant et lumineux » selon les mots de notre soliste.