Le phénomène Ray Chen

25 juil. 2016

Le phénomène Ray Chen

Le violoniste australien sera sur la scène de l'Opéra les 30 septembre et 1er octobre

Par André Peyrègne

 

A 27 ans, le violoniste Ray Chen a déjà enregistré trois albums chez Sony : un récital intitulé « Virtuoso » d'oeuvres de Bach, Tartini, Franck et Wieniawski, un disque des concertos de Mendelssohn et Tchaïkovski sous la direction de Daniel Harding, un autre de concertos de Mozart sous la direction de Christoph Eschenbach. Ce virtuose qui a remporté en 2009 le concours international de la Reine Elisabeth de Belgique tient une place à part dans le monde de la musique classique d'aujourd'hui.

Il multiplie en effet les opérations « hors norme ». Ainsi, en 2015, a-t-il joué devant huit cent mille téléspectateurs lors de ce qu'on a appelé à travers le monde le « Bastille Day », au Champ de Mars à Paris, avec l'Orchestre National de France sous la direction de Daniele Gatti. En 2012, il a été le plus jeune soliste à jouer lors du concert du Prix Nobel devant la famille royale suédoise. Ses débuts au Carnegie Hall avec le Royal Stockholm Philharmonic ont suscité une standing ovation.

 

Branché sur le net

Ayant envie de diffuser la musique classique sur des réseaux « non classiques », il se produit sur des réseaux internet. Plus de deux millions de personnes l'ont suivi sur Sound Cloud.

Il rédige un blog sur sa vie de soliste pour la maison de presse italienne qui publie le « Corriere della Serra » et la « Gazetta dello sport ». Il est soutenu par la maison de couture Giorgio Armani dans sa démarche pour créer un lien entre le monde de la musique classique et ceux de la mode et de la culture pop.

Ray Chen, violoniste australien né à Taïwan, a commencé à apprendre le violon à l'âge de 4 ans. En un temps record, il parcourait les dix niveaux de la Méthode Suzuki dans le Queensland en Australie. A 8 ans, il jouait en soliste avec l'Orchestre Philharmonique de Queensland. En 1998, il se produisait lors du concert d’ouverture des Jeux Olympiques d'hiver de Nagano au Japon. Il a ensuite étudié, dès l'âge de 15 ans, au célèbre Institut Curtis à Philadelphie en Amérique avec Aaron Rosand, ce maître que l'on connaît à Nice où il a enseigné pendant des années à l'Académie internationale d'été.

Ray Chen joue sur un instrument historique, le violon Stradivarius datant de 1715, qui lui a été prêté par la Nippon Music Foundation, entre les mains du célèbre violoniste Joseph Joachim. Le créateur du concerto de Brahms qui, en outre, donna l'une des toutes premières interprétations du concerto de Mendessohn, en présence du compositeur.

Chen est plus qu'un violoniste : un phénomène !