Noël en famille avec le Choeur de l'Opéra

12 déc. 2016

Noël en famille avec le Choeur de l'Opéra

Les 16 et 17 décembre, dans l'église des Dominicains, le Chœur de l'Opéra célèbrera la Nativité

Des voix qui s’élèvent pour chanter la fraternité, au-delà des dogmes religieux, et pour enluminer le solstice d’hiver de scintillements musicaux choisis : dès la mi-décembre, l’Opéra de Nice déposera, au pied du sapin des mélomanes et du grand public, des airs de fête, au diapason de l’esprit de partage et de communion propre à la période de Noël.

Des airs de fête interprétés dans le cadre du programme d’un concert original, où l’on va découvrir ou réentendre des œuvres rares, hors des sentiers battus de ce type de répertoire, tout en étant empreintes d’une vraie magie populaire, dans le plus noble sens du terme. C’est tout naturellement le Chœur de la maison lyrique niçoise qui s’est vu désigner pour porter haut les couleurs vocales de ce concert de musique sacrée. Après une tournée en Chine en juin dernier et une nouvelle participation aux Chorégies d’Orange pour Madame Butterfly en juillet (voir encadré), la formation a commencé à répéter en vue du récital depuis septembre, tout en travaillant sur d’autres spectacles à l’affiche de la saison. Mobilisation tous azimuts pour les 37 choristes, mais cela ne les empêche pas de livrer à chaque fois des prestations ciselées. De la sélection des titres chantés à leur mise en bouche au cours des semaines à venir, tout a ainsi été réuni pour que le concert prévu en décembre obéisse à une règle d’or : l’émotion haut de gamme.

 

LAUDA PER LA NATIVITÀ DEL SIGNORE

« Avec Éric Chevalier, le directeur de l’Opéra, nous sommes allés puiser des pépites dans la boîte à bijou des compositeurs italiens nés à la fin du 19e siècle, et nous avons jeté notre dévolu sur une pièce d’Ottorino Respighi, Lauda per la Natività del Signore » explique Giulio Magnanini, Chef attitré du Choeur depuis 20 ans. « Respighi, comme Casella ou Pick-Mangiagalli, fait partie d’une génération de musiciens qui mêlent le sens de la mélodie italienne et la technique de l’orchestration allemande. Respighi, d’autre part, cherchait aussi à revaloriser la musique baroque italienne, il avait composé ce Lauda per la Nativita pour l’Académie musicale Chigiana de Sienne. C’est un ouvrage rare, qui porte en lui le sentiment d’un merveilleux naïf, comme celui qu’on ressent devant une crèche de santons ».

Côté orchestre, l’ensemble instrumental (issu des rangs du Philharmonique de Nice) qui accompagnera le Chœur se compose de 2 flûtes, 2 bassons, 2 hautbois, 1 piano 4 mains et 1 triangle. trois solistes, choisis parmi les choristes de l’Opéra, se verront distribuer dans les rôles de Marie (mezzo), de l’Ange (soprano) et du Pâtre (ténor). Voilà pour l’œuvre maîtresse du concert.

 

O MAGNUM MYSTERIUM

Quant à l’entrée en matière des réjouissances, elle se fera a cappella.

En prélude à Respighi, le Choeur va, en effet, interpréter un texte, O Magnum Mysterium, pour lequel de nombreux compositeurs ont écrit des partitions à voix nues. Soit un corpus de sept pièces vocales signées par des musiciens contemporains vivants, à l’exception du plus célèbre d’entre eux, Francis Poulenc. Les autres sont Morten Lauridsen, Javier Busto, Vytautas Miskinis, Chris Artley, Kevin Memley et Ola Gjeilo. « à travers ces différents compositeurs de nationalité diverse, on va inviter le public à faire un tour du monde des chants de Noël » se réjouit Giulio Magnanini. « La musique chorale a cappella demande une approche particulière et un investissement intense. L’acoustique d’une église comme Saint-François de Paule est idéale pour lui donner son plein retentissement. Et puis nous avons une belle énergie de groupe pour faire vibrer les beautés de ces harmonies. »

 

Le concert du Chœur de l’Opéra devrait ainsi tenir toutes ses promesses les 16 et 17 décembre.