Andrei Zhilikhovsky

7 févr. 2017

Andrei Zhilikhovsky

Le baryton moldave incarnera Eugène Onéguine dans l'opéra de Tchaïkovski

ANDREI ZHILIKHOVSKY

[INTERPRÈTE D’EUGÈNE ONÉGUINE]

 

“ Je me sens Onéguine sur scène mais pas dans la vie ! ”

 

Le baryton moldave Andrei Zhilikhovski incarnera Eugène Onéguine dans l’opéra de Tchaïkovski. Finaliste du concours international de chant de Saint-Pétersbourg en 2007, il remporta en 2009 le troisième prix du concours international Elena Obratsova et le troisième Prix au concours international Maria Bieshu. C’est alors qu’a démarré sa carrière internationale.

 

André Peyrègne : Quand avez-vous décidé de devenir chanteur d’opéra ?
Andrei Zhilikhovsky : Quand j’avais cinq ans ! J’allais régulièrement voir des représentations d’opéra avec ma famille et j’aimais beaucoup cela. Malgré mon jeune âge, j’ai décidé que cela serait mon métier. Je suis donc entré dans une chorale. Par la suite, j’ai étudié la direction chorale à Kishinau, qui est la ville principale de Moldavie, puis la technique vocale lorsque j’ai eu la chance d’entrer au Conservatoire Rimsky-Korsakov de Saint-Pétersbourg. C’est là que j’ai chanté pour la première fois en public le rôle d’Eugène Onéguine.

Eugène Onéguine est-il votre rôle favori ?
On peut dire que c’est l’un de mes rôles favoris. Mais ce n’est pas le seul. Il y en a d’autres : Figaro dans Le Barbier de Séville de Rossini et Malatesta dans Don Pasquale de Donizetti.

En dehors de vos débuts au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, où avez-vous principalement chanté le rôle d’Eugène Onéguine ?
Au Théâtre Bolchoï à Moscou mais aussi à l’Opéra de Reykjavik en Islande.

Quelles sont les qualités nécessaires pour chanter ce rôle d’Eugène Onéguine ?
Je pense qu’il est nécessaire de déployer des qualités d’acteur en plus de la performance vocale : il faut s’impliquer dans l’action pour mettre en évidence ses tourments psychologiques et pour donner du relief au personnage.

Que pensez-vous du personnage - ce Don Juan qui préfère l’aventure à l’amour sincère de Tatiana et gâche ainsi sa vie ? Vous sentez-vous proche de lui ?
Ce personnage me désole, spécialement lorsqu’il réalise à la fin que tout est perdu. Je me sens proche de lui lorsque je suis sur scène, mais, à l’extérieur, ce n’est pas du tout le cas. Dans la vie, je ne suis pas un Onéguine !

Est-ce la première fois que vous venez à Nice et sur la Côte d’Azur ?
Oui, et j'en suis très heureux.

Quels sont vos souhaits et projets ?
Mon souhait est tout simplement de continuer à développer mon répertoire et de le chanter avec de grands chefs et de grands orchestres sur les plus belles scènes du monde ! C’est bien sûr le souhait de tous les chanteurs d’opéra du monde. Je ne suis pas original en disant cela. Mais c’est mon souhait le plus cher.