Tedi Papavrami

27 mars 2017

Tedi Papavrami

“Atteindre dans mon jeu ce qu’il y a de plus vrai et de plus pur...”

TEDI PAPAVRAMI

[violon]

CONCERT

21 ET 22 AVRIL
BERLIOZ, PAGANINI,
RESPIGHI, TCHAÏKOVSKI

violon Tedi Papavrami
direction musicale György G. Ráth

 

Tedi Papavrami est un violoniste prodige, né en Albanie, qui commença à jouer du violon à l’âge de quatre ans, se produisit à huit ans en concert avec l’Orchestre philharmonique de Tirana puis, ayant été repéré par Alain Marion, directeur de l’Académie internationale d’été de Nice, fut pris sous l’aile du violoniste Pierre Amoyal qui parvint à le faire sortir de son pays qui, à l’époque, était isolé du reste de l’Europe.

 

André Peyrègne : Est-ce vous qui avez choisi d’interpréter le Concerto n°2 pour violon de Paganini pour votre concert à l’Opéra de Nice ?

Tedi Papavrami : Oui, car cela fait quelques années que je ne l’ai pas joué et j’aimerais l’enregistrer avec le premier. Il ne faut pas laisser de côté trop longtemps ces œuvres sans les jouer.

 

Quelles sont les qualités nécessaires pour l’interpréter ?

Lyrisme, pureté d’expression, élégance, l’assimilation des atmosphères d’opéra italien. Avec, naturellement, la maîtrise des difficultés instrumentales typiques de Paganini.

 

Est-il particulièrement émouvant d’interpréter cette œuvre dans la ville de Nice où Paganini est mort ?

Oui vraiment. J’y pense chaque fois que je viens à Nice et me promène dans la vieille ville…

 

Sur quel violon jouerez-vous ?

Je jouerai le violon d’Antonio Stradivarius « Le Reynier » qui m’est généreusement prêté par la fondation Louis Vuitton. Un merveilleux instrument.

 

Vous êtes souvent venu dans notre région. Quel souvenir gardez-vous de votre dernier passage à Nice – à savoir l’interprétation des sonates de Bach en décembre dernier dans le nouveau Festival de Carros ?

C’était un concert particulièrement émouvant qui reste gravé dans ma mémoire. Se trouver entouré d’un public merveilleusement attentif de la musique de Bach, à quelques jours de Noël, que peut on souhaiter de plus pur ?

 

Avez-vous encore des rêves d’artiste à réaliser dans votre carrière ?

Le même depuis toujours : atteindre ce que je peux produire de plus juste et vrai dans mon jeu.

 

 

Paganini - Deuxième concerto pour violon

Nicolo Paganini - que sa virtuosité a fait considérer comme une émanation du diable - auquel, lors qu’il mourut à Nice en 1840, l’évêque Mgr. Galvano refusa les sacrements de l’Église à cause de ses liens supposés avec Satan, a laissé quelques œuvres considérables comme Les Caprices pour violon seul et deux concertos pour violon et orchestre. Le second concerto – en trois mouvements – a été composé en 1826. Le troisième mouvement donne à ce concerto son surnom de Campanella, car Paganini donne l’impression d’y faire sonner une clochette à chaque retour du thème du rondo. Ce thème a inspiré à Liszt son Étude La Campanella et à Johann Strauss sa Valse à la Paganini op.11. C’est l’une des œuvres les plus séduisantes du répertoire pour violon et orchestre.