Les concerts en famille du dimanche matin

23 oct. 2017

Les concerts en famille du dimanche matin

Cocktail de styles et d'époques

Le début de notre saison vous permettra, grâce à une programmation très éclectique, d’apprécier tous les artistes de notre maison dans des répertoires et formations divers.

Dimanche 1er octobre, Violaine Darmon, violon solo, nous proposera un voyage autour de l’Europe depuis l’Italie d’Archangelo Corelli à la Bohême d’Antonín Dvořák, en passant par l’Autriche de Mozart, les rives norvégiennes d’Edgar Grieg et la France de Gabriel Fauré, soit plus de deux siècles de l’histoire de la musique écrite pour orchestre à cordes.

Le Choeur de l'Opéra, sous la direction de Giulio Magnanini, nous donne rendez-vous le 5 novembre pour un programme a cappella autour d’oeuvres du XXe siècle : André Caplet (Messe pour chœur féminin), Francis Poulenc, « religieux par instinct profond et par atavisme » (Quatre motets pour un temps de pénitence et Quatre petites prières pour Saint-François d’Assise). O magnum mysterium est une pièce grégorienne qui a inspiré de nombreux compositeurs dont quatre que le chœur a réuni pour ce jour : F. Poulenc, M. Lauridsen, K. Memley et J. Busto. Ce concert s’achèvera par l’Agnus Dei de Samuel Barber, arrangement personnel que le compositeur fit de son célèbre Adagio pour cordes.

Dimanche 19 novembre : Cap à l’est. Russie tout d’abord avec la Sérénade pour cordes de Tchaïkovski, dans laquelle dominent une grâce et une sérénité que l’on ne rencontre pas si souvent dans les œuvres du compositeur russe. Conçue originellement pour quintette à cordes elle fut par la suite interprétée par un plus grand nombre de musiciens, avec l’approbation du compositeur, qui la proposait fréquemment dans les programmes de ses tournées en Europe. Hongrie ensuite avec le Divertimento pour orchestre à cordes de Béla Bártok créé en juin 1940. Conçu pour divertir autant les interprètes que les auditeurs, le divertimento a été popularisé durant la période classique par Mozart et Haydn. Bártok en reprend la forme tripartite mais déclare à son propos que son « divertimento désigne une musique angoissante car elle fait ressentir l’angoisse de l’auteur qui doit retourner à la guerre ».

C’est une œuvre majeure du compositeur hongrois que notre directeur musical, son compatriote, a cœur d’interpréter pour nous. Notre scène accueillera, le 10 décembre, l’orchestre au complet dans un programme joyeusement exubérant, prélude aux réjouissances de Noël. Nous pourrons ainsi entendre de George Gershwin, son Ouverture cubaine, son Américain à Paris et sa Rhapsody in blue avec József Balog au piano. Moins célèbre mais tout aussi virtuose que les œuvres du compositeur américain, vous découvrirez l’ébouriffant Concerto pour violoncelle de Friedrich Gulda sous les doigts de Thierry Trinari.