Concert Beethoven du 25 février

7 févr. 2018

Concert Beethoven du 25 février

David Kadouch : du Conservatoire de Nice au Met de New-York

PHOTO : David Kadouch ® Balazs Borocz _ Pilvax Studio

A 32 ans, le Niçois David Kadouch accomplit une brillante carrière sur les scènes internationales.

 

Il a commencé ses études au conservatoire de sa ville natale. A 14 ans, il est reçu au Conservatoire de Paris. L’année précédente, ayant été remarqué par ltzhak Perlman, il avait déjà joué sous sa direction au  Metropolitan Hall de New York puis au conservatoire Tchaïkovski de Moscou. Daniel Barenboïm l’a choisi ensuite pour participer à l’enregistrement de son célèbre DVD Barenboim on Beethoven au Symphony Center de Chicago. Arte lui a consacré un documentaire diffusé dans Maestro. En 2010, David Kadouch remporte une Victoire de la musique. En 2011, il est nommé Young Artist of the Year aux Classical Music Awards.

 

André Peyrègne : Avez-vous déjà joué le Troisième Concerto de Beethoven ?

David Kadouch : Oui, plusieurs fois, notamment à Monte-Carlo sous la direction de Lawrence Foster.

 

Comment caractériser cette œuvre ?

C’est un concerto magnifique. Grandiose et dramatique, Beethoven s’éloigne du concerto dit classique pour entrer résolument dans le romantisme. J’adore le do mineur du premier mouvement, son premier thème que j’écoutais tout petit. Ma mère me faisait écouter Daniel Barenboim qui savait si bien faire chanter la mélancolie de ce thème. Le troisième mouvement est incroyablement énergique. Le thème reste dans la tête bien après la fin du concert !

 

Avez-vous des modèles d’interprétation de ce concerto ?

Oui, j’adore la version de Barenboim avec laquelle j’ai grandi. La version sublimissime d’Argerich est un vrai modèle.

 

La belle carrière qui est maintenant la vôtre correspond-elle ce que vous attendiez ?

Lorsque j’étais adolescent, encore au conservatoire de Nice, je ne me rendais pas compte du niveau d’exigence de ce métier. Je souhaitais avoir beaucoup de concerts certes, mais je ne me rendais pas compte de la richesse des rencontres, et des expériences de vie, des découvertes de voyages que ce métier peut procurer.

 

Combien donnez-vous de concerts par an ?

Beaucoup ! J’ai appris, avec le temps, à organiser mes programmes et depuis cette année, à me ménager une période de vacances. Dans le métier d’artiste, prendre du repos est perçu comme un luxe, alors que notre esprit en a besoin parfois !

 

Lorsque vous êtes en tournée, arrivez-vous à penser que vous êtes Niçois et que vous représentez Nice ?

Je n’oublie jamais Nice, et je n’oublie jamais ce que je dois au conservatoire, à mon professeur Odile Poisson. Je constate que Nice fait rêver dans le monde entier.

 

Par André Peyrègne

 

Dimanche 25 février 2018 à 15h

LUDWIG VAN BEETHOVEN
Corolian, ouverture symphonique en do mineur, opus 62
Concerto pour piano n° 3 en do mineur, opus 37
Symphonie n° 5 en do mineur, opus 67, dite Du destin

Piano David Kadouch • Direction musicale György G. Rath