Dernier concert Beethoven

20 mars 2018

Dernier concert Beethoven

Le dimanche 22 avril à 15h se tiendra le dernier concert Beethoven de cette saison, avec Costanza Principe

Costanza Principe : Retrouvaille après un premier rendez-vous manqué avec ce concerto

 

Née en Italie, Costanza Principe a commencé le piano à l’âge de 6 ans. Après avoir obtenu son diplôme au Conservatoire de Milan en 2010, elle a achevé ses études à la Royal Academy of Music de Londres. Depuis ses débuts publics à l’âge de 7 ans, elle s’est produite en Italie, au Royaume-Uni, en France et en Amérique du Sud. Elle a fait ses débuts avec orchestre en 2008 en jouant trois concertos de Mozart avec l’Orchestre Filarmonici Europei dirigé par Aldo Ceccato.

 

André Peyrègne : Avez-vous déjà joué le Premier Concerto de Beethoven que vous interpréterez à Nice ?

Costanza Principe : Oui, la première fois dans ma région natale des Marches - ce qui a un côté sentimental pour moi. C’était en 2015 avec l’orchestre italien Filarmonica Marchigiana. Mais j’ai un souvenir particulier avec György G. Ráth. Nous devions jouer ensemble le Troisième Concerto de Rachmaninov à Palerme, en Sicile. L’orchestre était en difficulté financière et la moitié des musiciens décidèrent de faire grève. L’orchestre (en particulier sans trombones) ne pouvait plus jouer Rachmaninov et m’a demandé si je pouvais jouer un concerto à l’orchestration moins importante. Je proposai le Premier de Beethoven. Nous avons fait les répétitions mais le concert n’eut pas lieu car le soir, l’ensemble du Théâtre se mit en grève. Six mois après, nous avons refait le Troisième Concerto de Rachmaninov mais pas le Premier de Beethoven. C’est à Nice que nous allons le faire !

 

Quelles sont les caractéristiques de ce concerto ?

C’est un concerto plein de fraîcheur et de jeunesse. Il nécessite de l’interprète d’avoir un souci du détail, mais aussi de l’humour. L’œuvre est très diverse, depuis la beauté charmante du 1er mouvement à l’étincelant final en passant par les longues lignes mélodique du Largo.

 

Avez-vous des modèles d’interprétation pour ce concerto ?

Je n’oublierai jamais avoir assisté aux répétitions d’un concert de Martha Argerich à Varsovie. Elles m’ont laissé sans voix. Son interprétation était magique. Sans cela, j’ai grandi avec les disques de Kempff et j’admire l’interprétation non conventionnelle de ce génie qu’est Mikhail Pletnev.

 

Avez-vous un répertoire classique de préférence ?

Cela varie avec les époques. Je me suis récemment intéressée à la musique de Janáček. Mais j’adore aussi Schubert dont j’écoutais le Trio opus 100 en boucle dans la voiture lorsque ma mère m’amenait à mes cours de piano à Milan. Cela durait quatre heures ! Beethoven est bien sûr parmi mes favoris, il est omniprésent dans mon parcours.

 

Par André Peyrègne

 

Ludwig Van Beethoven

Symphonie n° 1 en do majeur, opus 21
Concerto pour piano n° 1 en do majeur, opus 15
Symphonie n° 4 en si bémol majeur, opus 60

Piano Costanza Principe • Direction musicale György G. Rath