Lionel Bringuier les 1er et 2 juin à l'Opéra

23 avr. 2018

Lionel Bringuier les 1er et 2 juin à l'Opéra

Un Niçois parmi les grands chefs internationaux

Par André Peyrègne

 

Sa carrière a été lancée en 2005 lorsqu’il remporta, à 18 ans, le concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon.

En 2006, Esa-Pekka Salonen le nomme chef assistant de l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles. Il devient alors le plus jeune chef et premier français de l’histoire de cet orchestre. Gustavo Dudamel le nomme ensuite « chef associé », toujours à la tête du Philharmonique de Los Angeles.

Par la suite, tout en dirigeant dans tous les pays du monde, il a occupé les postes de directeur musical de l’Orchestre symphonique de Castille, puis de la Tonhalle de Zurich.

 

André Peyrègne : Etes-vous heureux de diriger dans l’Opéra de votre ville natale ?

Lionel Bringuier : Je suis fou de joie ! Ce sera mon premier grand concert à l’Opéra de Nice. C’est plus émouvant qu’un concert n’importe où dans le monde. Il y aura toute ma famille, mes amis. J’inviterai des classes du lycée Masséna où j’ai fait mes études.

 

Vous souvenez-vous de la première fois où vous avez mis les pieds à l’Opéra de Nice ?

Non… car j’étais bébé ! Mes parents m’y ont amené dès mon plus jeune âge. Mon premier souvenir réel remonte à l’âge de cinq ans : j’ai pu assister à des répétitions de La Walkyrie. Cela m’a marqué à vie.

 

Pourquoi avez-vous choisi de diriger la Deuxième symphonie de Rachmaninov ?

Pour sa beauté. Ayant entendu un jour cette symphonie que je ne connaissais pas, j’ai eu un coup de foudre pour elle. Ce sera la « symphonie de mon année » : je la dirigerai également à Lyon, à Londres et à Paris.

 

En revanche, Le Prélude à l’après-midi d’un faune n’est pas une découverte.

En effet, c’est l’une des œuvres symphoniques les plus célèbres du répertoire français. Mais elle a une place particulière dans ma carrière : c’est la première œuvre que j’ai dirigée lorsque j’étais élève au conservatoire de Paris, elle était au programme du concours international de Besançon que j’ai remporté et c’est l’une des œuvres que j’ai eu à diriger pour être engagé à l’Orchestre de Los Angeles. C’est dire si elle m’accompagne de manière symbolique dans ma carrière !

 

Lorsque vous êtes en tournée, avez-vous le sentiment de représenter Nice à l’étranger ?

Totalement ! Ce sentiment ne me quitte jamais. Je suis fier d’être Niçois, je le fais savoir. Je suis d’ailleurs officiellement domicilié à Nice. C’est mon port d’attache et mon adresse de cœur.

 

Vendredi 1er et samedi 2 juin 2018

Clause Debussy
Prélude à l’après-midi d’un faune

Camille Saint-Saëns
Concerto pour violoncelle n° 1 en la mineur, opus 33

Sergueï Rachmaninov
Symphonie n° 2 en mi mineur, opus 27

Violoncelle Edgar Moreau  • Direction musicale Lionel Bringuier