Marc Coppey

24 avr. 2019

Marc Coppey

Il sera sur la scène de l'Opéra avec le Philharmonique de Nice les 3 et 4 mai

MARC COPPEY, AMBASSADEUR DE L’ÉCOLE FRANÇAISE DU VIOLONCELLE

 

Marc Coppey, l’un des plus grands violoncellistes au plan international, a obtenu à 18 ans les deux plus hautes récompenses du concours Bach de Leipzig : le premier Prix et le Prix spécial de la meilleure interprétation de Bach.

Son parcours est celui d’un artiste passionné. Rencontre avec l’un des meilleurs ambassadeurs de l’école française du violoncelle, également professeur à l’Académie internationale d’été de Nice.

 

Que dire de l’oeuvre d’Ernő Dohnányi que vous allez interpréter ?

Bien que rarement donnée, c’est selon moi, l’une des plus belles œuvres pour violoncelle du répertoire. Elle est d’un lyrisme profond et permet cette confrontation personnelle avec la musique, avec son instrument et avec soi-même.

 

Pourquoi le violoncelle est-il un instrument si apprécié ?

C’est un instrument très populaire comme le violon ou le piano, même si le répertoire n’est pas aussi étendu. L’école française de violoncelle s’inscrit dans une longue tradition de transmission effectuée par des générations de solistes et de pédagogues célèbres dans le monde. Je m’efforce d’apporter ma pierre à cet édifice formidable. La richesse et la variété sonore de l’instrument dont la tessiture part des basses profondes jusqu’aux aigus d’un soprano léger, et sa capacité à vibrer et à faire vibrer, lui donnent une palette de couleurs incroyable que je m’efforce de toujours explorer.

 

Comment trouvez-vous votre équilibre dans vos multiples activités ?

Je me ménage des moments de calme qui sont essentiels à ma vie personnelle mais aussi pour penser à la musique. Etre musicien, c’est être en mouvement, partir à la rencontre de répertoires, de personnes et de cultures différentes. Cela nourrit ma passion, ma pensée et ma vision de ce langage universel qu’est la musique. La diversité de ce métier de violoncelliste comble ma curiosité de vivre et ma soif de créer. Lorsque je joue, je dirige ou j’enseigne ; le fait de travailler en commun avec d’autres, d’échanger et de partager est important pour moi. Cela me donne beaucoup de force et d’inspiration pour approfondir mon rapport à la musique et à l’art.

 

Parlez-moi de votre instrument et des rapports que vous avez avec lui ?

Je le joue depuis 2005. Il a été fabriqué en 1711 par cette grande figure de l’école vénitienne que fut Matteo Goffriller. Il a une vraie personnalité. Lorsque je l’ai rencontré, j’ai aimé sa sonorité exceptionnelle, sa « voix » et la sensation que cet instrument pourrait devenir « ma voix ».

 

Par Philippe Depetris