Charlie Siem

29 avr. 2019

Charlie Siem

Il interprètera les 7 et 8 juin le concerto pour violon de Sibelius sous la direction de Derrick Inouye

CHARLIE SIEM


L’ÉLÉGANCE AU SERVICE DE LA MUSIQUE…
 

Il fait ses débuts en tant que soliste auprès du Royal Philharmonic Orchestra à l’âge de 18 ans, pose pour Armani, Dior ou encore Hugo Boss et joue un instrument Guarneri del Gesu de 1735 autrefois possédé par Yehudi Menuhin.

La musicalité de ce natif de Londres à la carrière internationale « Parle d'elle-même sans qu’elle ait besoin d’un éloge particulier » (extrait du journal The Guardian).

Après Tchaïkovski sous la direction de György Ráth en septembre 2018 au Festival de Beaulieu, Charlie Siem retrouvera l’Orchestre Philharmonique de Nice aux côtés du chef canadien Derrick Innouye dans le Concerto de Sibelius en juin 2019.

 

Quel est le rôle du soliste dans le Concerto pour violon de Sibelius ?

C’est un peu le voyage d’un héros solitaire dans le froid brutal et sauvage du Nord.

Dans cette musique très visuelle, le soliste traverse un paysage de cascades de glace qui plongent dans des lacs blancs et de gigantesques fjords, tous symbolisés par l’orchestre, jusqu’à toucher l’extrême transcendance de la pièce.

Si on le compare avec la luminosité, la splendeur impérieuse et la virtuosité exaltante du Concerto de Tchaïkovski, celui de Sibelius est plus sombre et sans doute plus profond. On y perçoit en outre la progression implacable d’un désir ardent et d’une lutte qui exigent des interprètes une force incroyable.

 

Comment s’annoncent les concerts avec le chef Derrick Inouye ?

J’ai eu beaucoup de plaisir à jouer avec l’Orchestre Philharmonique de Nice en septembre dernier et je suis un grand admirateur du talent de György Ráth. Je me réjouis de travailler le Concerto de Sibelius en compagnie de Derrick Inouye avec qui j’ai hâte de jouer pour la toute première fois.

 

Quels seront les autres moments forts de votre saison ?

Je jouerai le Concerto de Beethoven pour la première fois en Turquie et me produirai en récital avec le pianiste Itamar Golan au Cadogan Hall de Londres, puis retournerai en Chine pour y retrouver Zubin Mehta.

Je souhaite enregistrer à nouveau cette année et enfin reprendre le travail en studio.

 

Par Sofiane Boussahel