Exclusivement féminin

Concert - Musique de chambre

Date(s)

  • 13 oct. 2021  à  20:00

Durée

1h env.


Tarifs

10€
étudiants 5€

[ Orchestre Philharmonique de Nice ]

 

Exclusivement féminin

Claire-Mélanie Sinnhuber (née en 1973)

Chahut (2020)

Sofia Goubaïdoulina (née en 1931)

Concordanza (1971)

Noriko Baba (née en 1972)

Au clair d’un croissant (2020)

 

Ensemble Instrumental de l’OPN

Direction musicale Léo Warynski

 

L’Orchestre Philharmonique de Nice et le musée national Marc Chagall poursuivent leur collaboration de longue date : depuis près de vingt ans la musique de chambre résonne dans le cadre exceptionnel de la salle de concert du musée face aux vitraux de Marc Chagall. Pour ce concert inaugural de la saison de musique de chambre, un ensemble du Philharmonique de Nice va jouer un programme consacré aux compositrices d’aujourd’hui.

Léo Warynski

« Précise, sensible et audacieuse », peut-on lire à propos de la direction de Léo Warynski. Ouvert et polyvalent, il dirige avec le même enthousiasme tous les répertoires : opéra, symphonique, contemporain et musique vocale.

Léo Warynski se forme à la direction d’orchestre auprès de François-Xavier Roth (CNSMD de Paris). Depuis dix ans, il a acquis une expérience importante avec différentes formations en France et dans le monde, et se produit dans les plus grandes salles et festivals.

Il est régulièrement invité par l’orchestre National d’Ile de France, l’orchestre de Normandie, l’Ensemble Intercontemporain ou l’orchestre de Colombie. Son goût pour la voix et l’opéra l’amène à diriger des productions lyriques, notamment avec l’Académie de l’Opéra de Paris avec qui il s’est produit dans Le Viol de Lucrèce de Benjamin Britten en mai 2021. 

Parmi ses engagements cette saison figurent des concerts avec l’Orchestre de Normandie (Oratorio de Noëde Camille Saint-Saëns), l’Orchestre de l’Opéra de Nice (reprise d’Akhnaten de Philip Glass), l’Orchestre de Mulhouse, ainsi que des productions lyriques avec l’Opéra d’Avignon (Carmen de Bizet), l’Opéra de Dortmund (reprise de Seven Stones de Ondrej Adamek).

Léo Warynski est directeur artistique de l’ensemble vocal les Métaboles qu’il a fondé en 2010. Par ailleurs, il est nommé en 2014 directeur musical de l’ensemble Multilatérale, ensemble instrumental dédié a la création.

En 2020, Il est désigné Personnalité Musicale de l’année par le Syndicat de la Critique

 

Noriko Baba

Née au Japon en 1972, elle obtient une maîtrise en composition à l’université des Beaux-Arts de Tokyo. Elle poursuit ses études (composition, orchestration, acoustique, analyse, ethnomusicologie) au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où elle obtient un prix mention très bien en composition et en orchestration.

Elle participe au Cursus de composition et d’informatique musicale de l’Ircam ainsi qu’à la formation Voix nouvelles de la Fondation Royaumont. Elle obtient plusieurs bourses, notamment la bourse « Akiyoshidaï International Art Village », de la Sacem, de l’Académie Schloss Solitude à Stuttgart, et de l’Académie de France à Madrid (Casa de Velazquez). Elle obtient le second prix du concours de composition NHK-Maïnichi, le Prix Georges Wildenstein de l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France, le Prix Gret International de composition du festival de Takefu. Sa pièce Pororoca pour l’Ensemble Intercontemporain a été filmée par Michel Follin, diffusée sur ARTE.

Ses œuvres sont interprétées par les ensembles 2e2m, Court-Circuit, Ascolta, L’Instant Donné, l’Orchestre Pasdeloup, l’Ensemble intercontemporain, Florian Hoelscher, Yusuke Kikuchi, Gavriel Lipkind, et Francesco Filidei.

Suite à sa rencontre avec Ryoko Aoki, l’une des rares actrices de théâtre nô, la compositrice se penche sur cette forme d’art traditionnel, une réflexion dont sont issues les pièces Oiseau à deux têtes (2012), AOI - Nôpéra (2015) et Hagoromo Suite (2017). Elle se passionne également pour la musique ancienne : elle compose l’opéra de poche Occhi, un tempo mia vita (2018), inspiré du premier livre madrigal du compositeur romain Michelangelo Rossi (1601-1665) ou encore un Doppio trio (2016).

En 2020-2021, elle est pensionnaire à la Villa Médicis. En 2020, elle est la marraine du festival Ensemble(s) où est jouée Shiosai – Tumulte des flots (2012) et créée Au clair d’un croissant (2020).

 

Claire-Mélanie Sinnhuber

Née en 1973 à Strasbourg, Claire-Mélanie Sinnhuber est de nationalité franco-suisse.

Après des études de flûte traversière, elle a étudié la composition avec Sergio Ortega, Allain Gaussin, Ivan Fedele, Philippe Leroux et Frédéric Durieux.

Elle est diplômée du Conservatoire de Paris et a suivi le cursus annuel de composition et de nouvelles technologies de l’IRCAM.

Sa musique, entre notes, bruits et silence est en quête de légèreté et affirme un goût pour l’espièglerie.

Ouverte sur les autres arts, elle aborde tous les genres, du solo à l’orchestre, de la musique mixte à l’opéra. Elle est jouée en France comme à l’étranger par des musiciens de premier plan tels que l’ensemble intercontemporain, Ars

Nova, L’instant donné, Cairn, Court-Circuit, 2E2M, Multilatérale,Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra,

l’Orchestre Philharmonique de Bruxelles, l’Orchestre de Picardie, l’Orchestre de Paris, Les Éléments, Raquel

Camarinha, Shigeko Hata, Mathieu Dubroca, Vanessa Benelli Mosell, Léo Warynzki, George Jackson….

Elle a obtenu le prix Francis et Mica Salabert en 2006, et le prix de

Georges Enesco de la SACEM en 2007, le prix Hervé Dugardin de la SACEM en 2017.

Elle a été lauréate de la Villa Kujoyama à Kyoto en 2008 et a été pensionnaire de la Villa

Médicis à Rome en 2010-2011.

 

Sofia Goubaïdoulina

Elle effectue ses études musicales au Conservatoire de Kazan, où sa famille a déménagé en 1932. En 1937, cette famille s'équipe d'un piano à queue qui fascine la fillette et lui fait découvrir la musique. Elle étudie dès 1949, avec Grigory Kogan (piano) et Albert Leman (composition) et en sort diplômée en 1954. Elle poursuit son cycle au conservatoire de Moscou pour étudier le piano avec Iakov Zak et la composition avec Nikolaï Peïko.

De 1954 à 1959, elle est assistante de Dmitri Chostakovitch. En 1959, elle présente une Symphonie de chambre pour son examen de composition, peu appréciée du jury, mais en privé, Chostakovitch l’encourage, au contraire, à persévérer dans cette direction. Compositrice indépendante, « elle puise son inspiration aux sources de la poésie et de la spiritualité », ce qui rend parfois ses relations difficiles avec l'Union des compositeurs soviétiques et notamment Tikhon Khrennikov.

En 1969 et 1970, Sofia Goubaïdoulina fonde un studio expérimental de musique électronique. À l’instigation de la pianiste Maria Youdina, elle se fait baptiser le 25 mars 1970 à Moscou au sein de l’Église orthodoxe russe1. Elle devient membre de l'Ensemble Astreya (1975–1981), aux côtés des compositeurs Viatcheslav Artiomov et Viktor Sousline (depuis 1991)3, avec qui elle improvise sur des instruments rares d'Europe de l'Est, ainsi que sur des instruments rituels.

En 1988, le musicologue Nicolas Slonimsky considère que les compositeurs « Alfred Schnittke, Edison Denisov (prénommé ainsi en hommage à Thomas Edison) et Sofia Goubaïdoulina sont très estimés parmi les compositeurs du monde entiernote ».

En 1981, le violoniste Gidon Kremer interprète son concerto Offertorium et la fait connaître du monde musical international.

Influencée par ses origines tatares, qui ont un profond effet sur ses œuvres3, et toutes formes de musiques rituelles, par la mystique chrétienne et la philosophie orientale, qui se reflètent dans le choix de ses titres ou l'usage de textes latins, allemands et italiens3, elle a reçu de nombreux prix, dont le prix international du disque Koussevitzky (1989 et 1994), le prix Franco Abbiato (1991), le Heidelberger Künstlerinnenpreis (1991) et le prix de l'État russe (1992).

Depuis 1992, elle est installée près de Hambourg en Allemagne, tout en gardant sa citoyenneté russe.